Cultures fourragères

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Les dernières campagnes fourragères sont caractérisées par des conditions climatiques défavorables à la culture de l’herbe : printemps pluvieux en 2016 repoussant et détériorant les premières coupes, été caniculaire en 2015. 
L’augmentation des charges des exploitations associées à des cours des produits faibles pénalisent l’efficacité économique des systèmes.

L’optimisation des ressources en herbe favorise l’autonomie fourragère des élevages. Pour replacer cette culture économe au centre des systèmes d’exploitation, il est nécessaire d’apporter aux agriculteurs les références et les repères pour faire les bons choix. 

Travailler sur les prairies répond aussi aux enjeux environnementaux : nitrates, eau, érosion des sols, biodiversité, paysage… et sont soutenus par l’Etat, les Chambres d'agriculture, les Agences de l’eau, les Parc Naturel Régionaux… 

Les chambres d’agriculture en Lorraine s’impliquent :

Dans le département des Vosges, des travaux de suivi de prairies permanentes existent depuis 1994 (réseau vert). Depuis les années 2010, un encart spécifique est dédié à l’herbe dans la presse agricole locale (l’Echo des Prairies). En 2013, débutent les premiers essais expérimentaux.

Fin 2013 née la volonté de créer un réseau régional d’expérimentation sur prairie avec la constitution d’une Cellule expérimentation herbe. La première campagne d’essais régionale est lancée en 2014.

Création d’un groupe d’échange multi-partenarial

Aussi, les Chambres de Lorraine ne sont pas seules à travailler sur la question, bien au contraire. Et la Lorraine bénéficie de la présence d’autres organismes du développement et de la recherche qui travaillent sur le sujet depuis de nombreuses années.

Un réseau multi partenarial lorrain est créée (Groupe Herbe & Prairies Lorraine) avec :

  • Arvalis – Institut du Végétal (station expérimentale de St Hilaire en Woevre)
  • INRA (unité SAD-ASTER Mirecourt)
  • ENSAIA – université de Lorraine
  • Institut de l’Elevage 

 

Objectif du réseau d’expérimentation :

  • Développer les références agronomiques sur la culture de l’herbe :
  • Améliorer la productivité des prairies permanentes
  • Revenir à des systèmes d’élevage plus autonomes et moins dépendants du couple maïs/soja
  • Pouvoir accompagner techniquement les éleveurs soumis à certains cahiers des charges restrictifs en matière de pratiques (MAE système, captages)
  • Travailler dans des systèmes conventionnels et bio 

Thématiques étudiées

  • Réflexion sur la fumure de fond PK pour aider les agriculteurs à mieux raisonner leurs équilibres en éléments fertilisants P et K en fonction du mode d’exploitation de la prairie
  • Comparaison de différents types de prairies multi-espèces pour attirer l’attention des agriculteurs sur la nécessité de réfléchir aux mélanges d’espèces adaptés à leurs sols, pratiques de conduite, objectifs de valorisation et rendements…
  • Techniques de sursemis : accompagner les agriculteurs désirant utiliser cette technique pour améliorer la productivité de prairies dégradées (+ contrainte captage)
  • Impact d’apports de digestats de méthanisation : produire des références sur les rendements et sur les effets sur la flore
  • - Intégration dans la rotation : produire des références sur les effets d’une précédente prairie temporaire (courte ou longue) sur la culture suivante (azote, ravageurs). Conseiller les agriculteurs dans la mise en place de la rotation.

La méthode de suivi des essais

Les essais sont conduits en bandes agriculteurs avec une ou plusieurs modalités et un témoin (non « traité » ou pratique agriculteur). La construction des protocoles d’essai et de suivi s’est faite en lien avec Arvalis. Les données collectées sont des données floristiques, des évaluations du rendement (pesées des andains, mesures à l’herbomètre), analyses fourragères et de composition.

Il est prévu de suivre les essais durant 2 à 5 ans.

Valorisation

Mise à part l’acquisition de références pour donner des points de repères aux conseillers dans leur conseil technique aux agriculteurs, les données recueillies ont également pour but d’être diffusées via la presse agricole locale et des synthèses d’essais et de permettre la réalisation de fiches techniques.